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Patrimoine

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09/06/2010 17:10:00

Saint Thomé

Le site de Saint Thomé correspond à l’emplacement de l’ancien village fortifié de Néoules qui se trouvait au sommet d’une colline, au sud est de la commune, et dominait toute la plaine jusqu’à la Loube au nord.

Le nom de Saint Thomé, que l’on retrouve dans les textes communaux du XVIème siècle sous la forme « Saint Thomas », était le nom de l’église du village, (La gleiso de San Thomas) située vers le milieu du site actuel. Ses murs encore debout en font – abstraction faite des fouilles du « Castel Vieil » réalisées à l’époque moderne dans la partie sud de l’enceinte - le vestige actuel le plus important : l’église a donc pu être fréquentée jusqu’en 1578 après que l’ensemble du vieux village ait été abandonné...

Mais si le nom de Saint Thomas (San Toumé en provençal) était celui de l’église, comment désignait-on le village autour de cette église ? Tout simplement du nom de « la Ville haute » : la ville de Néoules.

Mais sans aucune prétention, l’usage étant alors de nommer « la ville » le premier et plus ancien groupement d’habitations d’une commune, souvent sur une hauteur, afin de le différencier des autres quartiers plus récents et moins importants. Bâti sur les confins nord du plateau Saint Clément, le village fortifié de Saint Thomé contrôle le passage sur la plaine de Cuers. Au Moyen Age, un castrum est construit à saint Thomé. Un château est cité en 1036 et le Comte de Provence en possède des parts en 1252. A cette époque le château comprend une église, un logis seigneurial et une cour fortifiés. Les fouilles faites en 1960 ont dégagé essentiellement le logis dont la salle basse était voûtée. Un des murs présente un appareil caractéristique du Haut Moyen Age appelé mur en arêtes de poisson.


Le Château


Le château a été construit (ou reconstruit) en 1584 par François Blancard, co-seigneur de Néoules. Il y eut toujours plusieurs co-seigneurs à Néoules jusqu’au dernier Jean François Allard, né en 1750.

Le château est situé face à l’église, en bon état avec ses quatre tours rondes et sa cour centrale, mais malheureusement défiguré par des habitations diverses dues probablement à des ventes morcelées après la Révolution et le départ du dernier Seigneur.
 


L'église Saint Jean-Baptiste


 L’Eglise de Néoules, dédiée à Saint Jean-Baptiste, fut édifiée en 1528 et agrandit en 1567, comme l’attestent les deux dates gravées sur le fronton de la grand’porte de l’église et sur le premier pilier de la grande nef, à droite en entrant. 
Elle devint l’église paroissiale de Néoules à partir du 24 août 1578 (jusqu’alors l’église paroissiale était celle de Saint Thomé bien que la plupart des habitants se soient déjà installés au quartier Ribière), remplaçant ainsi un prieuré qui existait déjà en 1015.
Une magnifique statue de la vierge en Assomption entourée d’angelots, classée récemment, se trouve entre la nef principale et la nef collatérale. Une autre petite statue est sur l’autel de la Vierge.

Cet autel a été offert en 1877 par Mademoiselle Eulalie Reynaud, institutrice à Camps. De part et d’autre de l’autel on peut voir une Vierge terrassant un serpent (démon) et une autre représentant Notre-Dame de la Salette.
La statue de St Jean-Baptiste se trouve dans la nef principale (à l’ancien emplacement de la chaire).

D’autres statues sont mises en valeur sur des consoles dans la nef collatérale. Elles sont en bois doré. Il y a St Eloi, St Etienne, St Joseph et St Roch. Il y a également deux autels, l’un dédié à St Joseph, offert par souscription des habitants de Néoules en 1874. Il est surmonté d’un tableau représentant St Joseph avec St Roch et St Sébastien.

Jusqu’au début du siècle on fêtait la St Eloi, patron des forgerons et des vignerons, avec processions, bannières, chevaux harnachés richement, couverts de couvertures tricotées. Les chevaux étaient bénis ainsi que le pain que l’on distribuait pour les gens et les bêtes. On vendait aux enchères des brides, divers articles d’harnachement au profit de la Confrérie de St Eloi.

Un nouveau vitrail de style moderne a été posé en 2000 à l’emplacement d’une ouverture ronde fermée. Ce vitrail représente Saint Eloi à cheval et « les Grands Vents qui se communiquent par le silence ». Une belle porte en noyer a été mise à la place d’un portique fermé (triforium aveugle) au dessous du vitrail.

Ces deux ouvertures obstruées dataient peut être d’une première chapelle avant la construction de l’église actuelle.


Chateauloin


Ce site, comprenant une tour du Xème siècle entourée d’une bergerie du XIXème siècle au milieu des chênes, est un lieu très frais en été propice aux pique-niques et à des rencontres musicales et théâtrales.

Depuis maintenant vingt ans cette année, au mois de juillet, s’y déroule le festival de Musiques du Monde, très apprécié des visiteurs et jouissant d’une certaine notoriété du côté des artistes.

 
Sont déjà venus : Noa, Henri Dikongue, Geoffrey Oryema, A Filetta, Tri Yann, Lou Dalfin, Trio Esperanza, Cesaria Evora, Manu di Bango, Cheb Mami, Kassav, Soldat Louis, The Gladiators, Mory Kanté, Vanessa Da Mata, Horace Andy, Johnny Clarke, Anis, Mory Kanté, Massilia Sound System…


Le Château d'eau ou la Tour de Font Marcellin

 Cet édifice peut courant en Provence a été construit en 1866 par Monsieur Raire, architecte de fontaines et de lavoirs. On devine la prospérité agricole de l’époque par la grappe de raisins sculptée sur le château d’eau.
Il servait à alimenter le village en eau à l’aide d’une roue et d’une pompe dans une bâtisse contre laquelle était accolée une fontaine alimentée par la source de Font Gayaou.
Celle de la tour est récente et est alimentée par les eaux de la ville. Le Château d’eau a servi jusque vers 1955.
Au début du XIXème siècle, le territoire français est restructuré par l’administration napoléonienne (avec la création des départements par exemple). A partir de là, le service de l’équipement hydraulique va relever de la compétence non plus des fontainiers, mais des ingénieurs départementaux qui participent aux travaux d’adduction d’eau des communes.


Les Sources

On compte cinq sources sur le territoire de Néoules:
 
. Font Gayaou. Première source alimentant le village (elle alimentait les fontaines de la Placette et de la Calade)

. Font Vieille

. Font Robert

. Font Marcellin

. La Servette. 
 

La source Font Marcellin était appelée « la mère des eaux » car elle ne tarit jamais. Elle alimente un ancien lavoir construit en 1907, continue par un ruisseau canalisé entre deux murs de pierres pour aller activer la roue en bois d’un moulin à farine (transformé actuellement en résidence).Ce ruisseau desservait en même temps les canaux d’arrosage des jardins potagers situés le long de son cours pour aller terminer dans l’Issole.




 






 

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